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mercredi 2 décembre 2009

Heidi Tagliavini: un ordre européen stable

Citation : Heidi Tagliavini

" A l'époque où la diplomatie préventive était considérée à juste titre comme une priorité, il faut avouer que le conflit de 2008 (Russie-Géorgie) était prévisible et évitable. Aujourd'hui tout le monde a perdu : la Géorgie est divisée. Les républiques dissidentes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud ne sont reconnues que par une poignée de pays et qui plus est, plus de 35 000 personnes vivent dans des camps avec un avenir incertain. Comment un résultat aussi désastreux aurait-il pu être évité ? "

- Heidi Tagliavini, chef de la mission internationale d'enquête sur le conflit en Géorgie (1) , 01.10.2009



" Les forces de l'unilatéralisme et de la violence sont toujours à l'oeuvre dans le paysage politique de ce continent. Un ordre européen stable doit se fonder sur la prééminence du droit et un véritable engagement en faveur du multilatéralisme.

- Heidi Tagliavini, chef de la mission internationale d'enquête sur le conflit en Géorgie (1) , 01.10.2009


Note: (1) International Fact-Finding Mission on the Conflict in Georgia (IFFMCG)

Source: LeMonde.fr, 1er octobre 2009, 14:02. C'est nous qui souligons.

dimanche 12 avril 2009

Alexander Glukhov (Олександр Глухов) reçoit la visite de sa mère à Tbilisi

La mère du jeune déserteur russe, Alexander Glukhov, a rendu une visite inattendue à son fils à Tbilisi

Alexander Glukhov's photo
Tbilisi, 11 avril 2009 (Rustavi 2)

Le Ministère de l'Intérieur de la Géorgie confirme que Galina Glukhova est arrivée à Tblisi et qu'elle reçu un visa pour la Géorgie à l'aéroport.

Le jeune sergent de l'Armée russe, Alexander Glukhov avait quitté son unité stationnée dans la région séparatiste d'Ossétie du sud et avait demandé l'asile politique en Géorgie...

La partie russe a l'intention de demander l'extradition du soldat vers la Russie. Tbilisi refusera cette demande d'extradition jusqu'à ce que la demande d'asile de Glukhov soit adressée.

Aleksander Glukhov ne s'attendait pas à recevoir la visite de sa mère. Galina Glukhova a déclaré que sa visite avait été tenue secrète. Son voyage, en effet, est financé par les éditeurs du Moskovski Komsomolets. Ceux-ci disent qu'ils veulent préparer un article exclusif.


Nul doute que cette article exclusif vaudra la peine d'être lue


Source: Rustavi 2, 11 avril 2009, 17:50. Traduction de l'extrait par Jean Boris Urban. Voir aussi sur notre site: Alexander Glukhov (Олександр Глухов): Déserteur, 17 mars 2009, 20:57. Vedette d'un jour à Tbilisi : Alexander Glukhov de l'armée russe, 28 janvier 2009, 00:05. Un jeune soldat russe, Alexander Glukhov, demande l'asile en Géorgie, 27 janvier 2009, 20:08.

mardi 17 mars 2009

Alexander Glukhov (Олександр Глухов): Déserteur

Alexander Glukhov, qui avait quitté son unité militaire russe basée en Ossétie du sud et recherché l'asile politique en Géorgie, est accusé de désertion par les autorités militaires russes.

Alexander Glukhov's photoAu début, les autorités militaires russes avaient nié qu'Alexander Glukhov (Олександр Глухов) était en absence non justifiée (AWOL) mais affirmaient au contraire que Glukhov avait été détenu par les autorités géorgiennes.

Je ne peux plus supporter la vie dure que les soldats russes ont ici. J'espère qu'on me donnera l'asile. "
- Alexander Glukhov, 21 ans. sergent, armée russe. 27 janvier 2009.

Les autorités militaires russes demandent l'extradition du soldat vers la Russie. Alexander Glukhov y risque jusqu'à 7 ans de prison. Il est vraisemblable que la Géorgie refusera cette extradition en invoquant la protection du demandeur d'asile.


Alexander Glukhov n'est juste qu'un simple militaire russe qui a eu extrêmement difficile dans l'unité où il était stationné. Il n'est qu'un de ces milliers de soldats qui désertent leurs unités. N'en faisons ni un héros, ni un bouc émissaire, encore moins un bouffon.


Source: Civil Georgia, 17 mars 2009, 14:24; Rustavi 2, 15 mars 2009, 15:10. Voir aussi: Ministère de l'Intérieur (MIA) de Georgie , 27 janvier 2009. Voir sur notre site: Vedette d'un jour à Tbilisi : Alexander Glukhov de l'armée russe, 28 janvier 2009, 00:05. Un jeune soldat russe, Alexander Glukhov, demande l'asile en Géorgie, 27 janvier 2009, 20:08.

vendredi 13 mars 2009

L'APCE à Tskhinvali, Ossétie du sud

L'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE/APCE) fait un suivi en Ossétie du sud sur les conséquences humanitaires de la guerre entre la Géorgie et la Russie

logo de l'APCEStrassbourg, 11 mars 2009 (APCE):

"Corien Jonker [CDA, Pays-Bas], Présidente de la Commission des migrations, des réfugiés et de la population de l'AP [Assemblé Parlementaire du Conseil de l'Europe], se rendra les 13 et 14 mars 2009 à Tskhinvali, où elle rencontrera les autorités de facto d’Ossétie du Sud."


" Parce que je n'ai pu être autorisée à visiter Tskhinvali durant ce voyage, je ferai tout pour trouver le moyen de revenir dans la région dans un futur proche "
- Corien Jonker, Tbilisi, 21 novembre 2009.


Voilà que Corien Jonker a tenu parole: voyons ce à quoi cette visite dans la région séparatiste d'Ossétie du sud va finalement servir.


Source: site de l'Assemblé Parlementaire du Conseil de l'Europe, 11 mars 2009, dernièrement accédé le 13 mars 2009, 09:23. Voir aussi PACE Official Visits Breakaway S.Ossetia, Civil Georgia, 13 mars 2009, 10:42.
Aussi le blog de Corien Jonker.

mardi 27 janvier 2009

Un jeune soldat russe, Alexander Glukhov, demande l'asile en Géorgie

Alexander Glukhov(c)Rustavi 2Alexander Glukhov, 21 ans, a déserté l'armée russe lundi soir et s'est rendu à la police géorgienne pour demander l'asile.

Tblisi, 27 janvier 2009

Alexander Glukhov (Олександр Глухов), soldat russe de 21ans, a déclaré qu'il s'est décidé de demander l'asile en Géorgie parce qu'il en avait marre des conditions de vie lamentables dans l'armée russe. Il était cantonné dans le district d'Alkhagori (Ossétie du sud) depuis le 1er décembre 2008.

" Je demande au Président de la Géorgie de m'accorder l'asile. Je ne peux plus supporter la vie dure que les soldats russes ont ici. J'espère qu'on me donnera l'asile. " - Alexander Glukhov, 21 ans. sergent, armée russe.


La Russie cependant accuse la Géorgie d'avoir capturer Alexander Glukhov en Akhalgori et insiste que le soldat soit rendu.

" Il (Alexander Glukhov) peut aller où il veut. Il peut retourner en Russie ou rester en Géorgie. " - Shota Utiashvili, Ministère de l'Intérieur de Géorgie.


Un embarrassent pour Tbilisi. Plus qu'un désagrément pour Moscou.


Source: BBC News, 27 janvier 2009, 15:9. Rustavi 2, 27 janvier 2009 14:31. Civil.ge, 27 janvier 2009, 16:24. Thomas Reuters Fundation, 27 janvier 2009, 18:59. Ecoutez l'interview d'Alexander Glukhov, YouTube, 27 janvier 2009.

Voir aussi: Ministry of Internal Affairs of Georgia, 27 janvier 2009.

vendredi 23 janvier 2009

Le Pape Benoît XVI et la Géorgie

Je viens de recevoir l'autorisation de publier un extrait de la traduction en langue française de la méditation de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI après l'Angelus du 17 août 2008. Je remercie ici Zenit pour cette autorisation.


photo: Sa Sainteté le Pape Benoît XVI" Chers frères et sœurs,

Je continue de suivre avec attention et préoccupation la situation en Géorgie et je me sens particulièrement proche des victimes du conflit.

Élevant une prière spéciale de suffrage pour les défunts, j'exprime mes sincères condoléances à ceux qui sont en deuil, et je lance un appel pour que soit soulagée avec générosité la grave situation des réfugiés, surtout des femmes et des enfants, qui manquent même du nécessaire pour survivre.

Je demande l'ouverture, sans autre délai, de couloirs humanitaires entre la région de l'Ossétie du Sud et le reste de la Géorgie, de façon à ce que les morts encore abandonnés puissent recevoir une sépulture digne et que les blessés reçoivent des soins adéquats, et que ceux qui le désirent puissent rejoindre ceux qui leurs sont chers.

Que l'on garantisse en outre la sécurité aux minorités ethniques impliquées dans le conflit et ces droits fondamentaux qui ne peuvent jamais être piétinés.

Je souhaite enfin que la trêve en acte, obtenue grâce à la contribution de l'Union européenne, puisse se consolider et se transformer en une paix stable, et j'invite la communauté internationale à offrir son soutien pour atteindre une solution durable, par le dialogue et la bonne volonté commune. "


18 août 2008 © Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana - Traduction réalisée par Zenit

Voir aussi le site internet de Zenit

samedi 11 octobre 2008

Ministère des Affaires Etrangères de Géorgie: Pas un seul soldat russe ne restera en Géorgie

Tbilisi demande à Moscou de remplir les engagements comme stipulés dans l'accord de cessez le feu. Le Ministère des Affaires Etrangèrs de Géorgie demande que la Russie cesse de fournir des armes aux séparatistes de façon à éviter des provocations et autres incidents dans la zone de conflit.

Le Ministère a fait une déclaration disant que la Russie n'a pas rempli les engagements auxquelles elle s'est engagée dans l'accord Sarkozy-Medvedev.

Le Ministère exprime son souhait que les observateurs internationaux vont faciliter la fin de la militarisation de la région. "Pas un seul soldat russe ne restera en Géorgie" note la déclaration.

Le Ministère des Affaires Etrangères de Géorgie souligne aussi qu'elle discutera avec la communauté internationale du retour en paix des réfugiés (personnes déplacées à l'intérieur, PDIs) chez eux et des possibilités de contrecarrer le résultats du nettoyage ethnique en Géorgie par les occupants russes et séparatistes.


Source: Rustavi2, 10 octobre 2008, 17:23. Traduction de Jean Boris Urban. Voir aussi la déclaration complète sur le site du Ministère des Affaires Etrangères de Géorgie.

jeudi 2 octobre 2008

Grêve de la faim de Natia Chechelasvili, réfugiée du village Karaleti

Une mère et ses trois enfants sont renvoyés parce que leurs vêtements sont sales. Human Rights Centre enquête sur l'emploi des fonds aux réfugiés de la division sociale de Gurjaani (Géorgie).

Human Rights Centre, 1er octobre 2008 (Gela Mtivlishvili):

Une réfugiée, Gori, 5 septembre 2008
Natia Chechelashvili, un réfugiée (plus précisément une personne déplacée l'intérieur, PDI) du village de Karaleti a commencé une grêve de la faim dans le bureau de la Municipalité de Gurjaani. Elle est accompagnée de ces trois enfants. Nata Chechelashvili s'est adressée pour de l'aide à Davit Macharashvili, responsable de la division sociale du bureau du gouverneur. En réponse elle n'a reçu que des insultes.

Natia Chechelashvili a déclaré à Human Rights Centre, qu'elle n'avait reçu aucune aide depuis plus de 15 jours, maintenant. Elle nourrit ces enfants de quelques pains qu'elle reçoit d'un garde d'une boulangerie.

Aleksandre Imerlishvili, 1er Adjoint du Gouverneur de Gurjaani (Géorgie) nous informe que madame Chechelashvili avait déjà bénéfié d'un support un peu plus tôt. Il a ajouté que, pour le moment, le gouvernement local n'a plus assez de fonds pour continuer l'aide aux réfugiés. Imerlishvili a renvoyé de son bureau la mère et ses trois enfants parce que leurs vêtements étaient sâles.

Il est à noté que le Human Rights Centre surveille l'implementation de l'aide aux réfugiés (personnes déplacés à l'intérieur, PDI).

Human Rights Centre a pu savoir que de que des dizaines de millers de GEL (monnaie de la Géorgie) ont été doné par des hommes d'affaires locaux et des employés du gouvernement pour l'aide aux réfugiés. Le Centre a découvert que cet argent a été dépensé sans raison (valable). Ces fonds avaien été collectés par la division sociale du Bureau du Gouverneur du district de Gurjaani.

Les informations sur l'emploi de la majorité de ces fonds sont, à ce jour, inaccessible au public et aux journalistes.


Voir sur le portal de Human Rights Centre, 1er octobre 2008 (accédé dernièrement, le 2 octobre 2008, 07:37). Traduction non officielle de Jean Boris Urban. Voir aussi Et l'hiver qui approche..., 19 septembre 2008, sur notre site.

samedi 13 septembre 2008

Caritas : des projets compromis en Géorgie

Paris, 8 septembre 2008 (Secours Catholique):

"Des habitations, des bâtiments, du matériel agricole… La crise entre la Géorgie et la Russie est source d’un grand nombre de destructions. Pour Caritas Géorgie, le conflit est d’autant plus une source d’inquiétude qu’elle compromet la réalisation de certains de ses projets."

Source: voir l'article complet, Géorgie - Des projets ruinés, sur le site internet de Secours Catholique (accédé le 13 septembre 2008, 20:40)


Dès le début de la guerre en Géorgie, Caritas Géorgie a distribué 1920 boîtes de thon et 420 boîtes de viande ainsi que 500 pains cuits dans sa propre boulangerie. Le Secours Catholique a débloqué, le 11 août 2008, une première aide d’urgence de 50 000 euros et a lancé un appel aux dons (voir ici plus bas) afin de couvrir les besoins les plus urgents des personnes déplacées et réfugiées.

Cette organisation et d’autres Caritas impliquées dans la région dans la région du Caucase depuis des années (Allemagne, Italie, Espagne, Tchéquie, Pologne, ...), se sont mobilisées pour aider les victimes du conflit en Géorgie. Si vous voulez soutenir ces victimes via >Caritas :


Caritas France - Secours Catholique
106 Rue du Bac
75341 Paris Cedex 07 (France)
Tel.: +33.1.45.49.73.00
E-Mail: dir-internationale@secours-catholique.asso.fr
Faire un don en ligne urgence Crise Géorgie-Russie



Caritas Catholica en Belgique
Rue Belliard 23a
1040 Bruxelles (Belgique)
Tel.: +32.2.230.39.27
E-Mail: caritas.fr@skynet.be
Pas détails disponibles quant à une action pour la Géorgie

Caritas Suisse
Löwenstrasse 3
Case postale
6002 Lucerne (Suisse)
Tel.: +41.41.419.22.22
E-Mail: info@caritas.ch
Faire un don en ligne pour les Déplacés de la guerre au Caucase

Caritas Géorgie
note ce site internet est temporairement inaccessaible (13 septembre 2008, 20:53)
3a Plateau Nutsubidze II
380083 Tbilisi (Géorgie)
Tel.: +995.32.94.20.73
E-Mail: caritas-georgia@caritas.ge

Refoulés et réfugiés dans une ville de toile, Gori (Géorgie)

Pour beaucoup, la gerre en Géorgie n’est qu’une suite de communiqués de presse, de déclarations intempestives, de déplacements de troupes, de point de contrôles, ou un autre jeu géopolitique.

Mais cette guerre affecte des êtres humains comme vous et moi, et surtout des enfants qui n’y peuvent mais. En voilà ces enfants géorgiens réfoulés d’Ossétie du sud et réfugiés dans des tentes près de Gori. Regardons les.

Cette guerre est un scandale !

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka EradzeRéfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze
Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze
Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze
Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Source photographique : Maka Eradze, 5 septembre 2008, avec authorization de publication pour “Paix en Géorgie”

vendredi 22 août 2008

Témoignage : Luiza Khaduri, 38 ans, Beloti (Géorgie)

" Nous sommes arrivé hier à Tbilisi. Nous avons fait les 30 km à pieds. Nous avions appeler Gamgoba mais il n'y avait pas de transport disponible. Nous n'avons pas pu contacter des membres de la famille. Et voilà pourquoi, nous somme partis à pieds. Il y a encore de nos gens (voisins) qui sont en route à pieds. On n'a aucune information à leurs sujets. On ne sait pas où ils sont maintenant et comment ils se portent.

Des ossétiens ont fait un raid sur le village. Ils ont tiré et ont menacé de brûler (nos maisons) et de nous tuer si nous ne quittions pas le village. Ils nous ont donné l'ordre de répéter cette menace à toute le monde. Puis ils nous ont rassemblés autour de l'église, et ont menacé de nous tué si nous ne quittions pas (Beloti, notre village). Quand nous étions rassemblés autour de l'église, nous pouvions voir nos maisons en feu. Ils nous dit "nous avons l'ordre de tout détruire" et ont bombardés tous les endroits où ils voyaient des gens en uniformes.

Nous sommes alors partis. Nous sommes arrivés près de Tirdznisi que vers minuit. Nous nous sommes alors réfugiés dans une maison vide jusqu'à l'aube. Il n'y a pas eu d'incident sur le chemin. Pour être franc, quand nous sommes passés par un poste de contrôle russe, et que nous avons demandé ce qui ce passait, les militaires nous ont dit que tout allait bien. Ils ont dit aussi qu'ils avaient reçu l'ordre de ne pas faire du mal aux civils. Aucun soldat ou autre officiel ne nous a insulté ou fait du mal.

Tous les magasins et maisons dans notre village sont en feu. Les places bombardées sont complètement détruites. Kokoiti a donné l'ordre de ne pas endommager notre village car s'était aussi le sien. Mais, malgré celà, ils nous ont attaqués et nous ont forcés à fuir.

Tout a commencé il y a une semaine. Le conflit a commencé quand les ossétiens ont bloqué les routes et nous ont empêché de transporter de la nourriture. J'essaye de garder mon calme. Nous avons vécu tant de choses. Nous avons peur. Mes beaux-parents sont restés au village. Nous n'avons aucune information à leurs sujets. Quand les ossétiens sont arrivés, ils ont pris tous nos téléphones. Ils cassés nos cartes de téléphones. Heureusement, j'ai pu cacher mon gsm et contacter la ville. Mais on a pas pu joindre mes beaux-parents. Nous n'avons aucune information. Comment ils vont? "


Luiza Khaduri
du village de Beloti, Petite Liakhva
au camp de réfugié, école 130, Digmis Masivi, 4e quartier, Tbilisi (Géorgie)


Interview de Maka Eridze, citoyenne correspondante / 15 août 2008
Diana Chachua (Tbilisi), traduit par en français par Jean Boris Urban

mardi 19 août 2008

Témoignage : Naira Zanebidze, 49 ans, Satskheneti, Gori (Village)

" Nous sommes arrivés à Tbilisi il y a trois jours (le 10 août 2008). Nos villages étaient bombardés par des avions. Nous ne pouvions pas sortir de nos maisons. Quand on a annoncé l'ouverture d'un corridor de paix, nous sommes partis chacun de notre côté. Nous sommes partis à pieds jusqu'à Erdevi. Aussi longtemps que le "corridor de paix" était ouvert, il n'y avait pas de tirs. Donc, moi, mon mari, et les jeunes, nous nous sommes échappés du village. Seules les personnes âgées n'ont pas quitté notre village Satskheneti. A peu près, quinze personnes y sont restés.

Notre maison n'a pas été détruite. Seules les fenêtres étaient cassée, comme une bombe était tombée très près de la maison. Et dans tout le village, pas seulement près de ma maison ! Nous avions un véhicule, et c'est à quinze que nous sommes partis dans ce véhicule. Je n'ai pas vu de soldats, mais on a entendu qu'ils étaient dans la forêt. Les avions nous survolaient et nous bombardaient. Deux heures après que nous avions abandonnés nos maisons, les forces militaires sont arrivées. S'il n'y avaient pas eu ces avions nous serions restés chez nous ! Nous avions l'habitudes des tirs, il y avait des ossétiens établis aux alentours. Nous restions chez nous aussi longtemps que nous pouvions survivre. Nous avions seulement deux heures de chance pour nous échapper et rester en vie.

Mon mari et moi, nous nous en faisions pas trop du bruit des avions au-dessus de nos maisons. Mais après, il eu un son comme quelque quelque chose qui s'approchait et venait directement sur nous. Nous avons d'abord cru à un son d'un tir. Mais quand il y a eu l'explosion, nous sommes rendus compte qu'il s'agissait d'une vraie bombe. Il n'y avait même pas un soldat pour nous protéger. Nous étions laissés à nous-mêmes. seuls à écouter les bombes exploser ! Cette nuit là, nous nous sommes réunis entre voisins et avons passés la nuit ensemble. (Le lendemain) nous avons pris nos voitures et nous sommes rendus à Tbilisi. Il nous a fallu près de quatre heures pour y arriver.

Nous sommes allés directement à la cité administrative. On s'est occupé de nous et nous a logés dans un hotel. Si nous n'avions pas pu nous rendre à la cité, nous serions toujours sans toit.

Nous avons tous les nerfs à vif. Nous entendons des nouvelles que nos maisons sont dévalisées, que nos maisons sont détruites ! Un garçon, échappé d'un village voisin, nous a dit que des "gardiens de la paix" (militaires russes assignés à cette tâche, ndt.) ont vidés le contenu de nos maisons et les ont mis dans de grands camions et puis a,vec des explosifs, ont fait sautés et brulés nos maisons ! Nous avons des témoignages directs que plusieurs de nos voisins ont été tués.

Nous sommes en état de choc et ne nous ne sommes pas capables nous contrôler nous-mêmes. "


Naira Zanebidze, de Satskheneti, réfugiée à Tbilisi


Interview de Maka Eridze, citoyenne correspondante / 15 août 2008
Diana Chachua (Tbilisi), traduit en français par Jean Boris Urban