Affichage des articles dont le libellé est témoignage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est témoignage. Afficher tous les articles

samedi 10 janvier 2009

Levan Kherkheulidze : Pour une miche de pain

Un témoignage photographique de Levan

Tbilisi, 25 décembre 2008

Levan Kherkheulidze, l'autre gagnant du concours de photographie "Zoom sur les droits de l'homme" organisé par le Centre des Droits de l'Homme (HRIDC), à Tbslisi, témoigne. Voici une de ses photos :

Pour une miche de pain, photo (c)Levan Kherkheulidze/HRIDC

Des milliers de PDIs (personnes déplacées à l'intérieur du pays) recherchent refuge à Tbilisi. Ancien building du la caserne du Caucase.


Voir sur le portal de Human Rights Centre, 25 décembre 2008 (accédé dernièrement, le 10 janvier 2009, 00:03). Traduction non officielle de Jean Boris Urban.

vendredi 9 janvier 2009

Temo Bardzimashvili : L'homme au vélo

Un beau témoignage photographique de Temo

Tbilisi, 26 décembre 2008

Temo Bardzimashvili, gagnant du concours de photographie "Zoom sur les droits de l'homme" organisé par le Centre des Droits de l'Homme (HRIDC), à Tbslisi, témoigne par l'image:

L'homme au vélo (c) Temo Bardzimashvili/HRIDC
Un résident du village géorgien Karaleti a pris son vélo et est allé jusqu'au poste de contrôle tout proche pour voir le départ des troupes russes du territoire de la Géorgie.

Un beau témoignage photographiqque.


Voir sur le portal de Human Rights Centre, 26 décembre 2008 (accédé dernièrement, le 9 janvier 2009, 10:36). Traduction non officielle de Jean Boris Urban.

jeudi 9 octobre 2008

David Khmaladzé: Strong Will

Strong Will (c) David KhmaladzéUne volonté forte et profonde, Strong Will, n'est-ce pas ce que la plupart des Géorgiens nous montrent dans leurs cheminements ardus vers une véritable paix en Géorgie.

David Khmaladzé, Strong Will, albâtre composite, hauteur 33 cm

Ce soir, 9 octobre 2008, à la Soirée géorgienne au Centre Culturel Flagey (Bruxelles), vous pourrez admirer, en autres autres, la vision très personnelle du monde que nous présente >David Khmaladzé aux travers de ces oeuvres. David Khmaladzé est géorgien et considère notre pays, la Belgique, comme sa deuxième patrie.

Exposition à noter: David Khmaladze, Sculptures en albâtre et bronze. du 15 novembre au 21 décembre 2008, à la Galerie Molenstraat, Antwerpen, Belgique.

mercredi 24 septembre 2008

Michel Shengelia: La langue marionnette

L'empereur d'Exempire à la langue marionnette

La langue marironnette (c)2008 Misha ShengeliaCette peinture fait partie de son portfolio "Poste royale", une série de cartes postales stylisées sur des sujets variés.

Exposition: Misha Shegelia, Quelques choses sur la guerre, etc., 5 septembre 2008, au New Art Café, Tbilisi, Géorgie. Voir aussi, Un frigo plein de guerre, 21 septembre 2008, sur notre site.

samedi 13 septembre 2008

Refoulés et réfugiés dans une ville de toile, Gori (Géorgie)

Pour beaucoup, la gerre en Géorgie n’est qu’une suite de communiqués de presse, de déclarations intempestives, de déplacements de troupes, de point de contrôles, ou un autre jeu géopolitique.

Mais cette guerre affecte des êtres humains comme vous et moi, et surtout des enfants qui n’y peuvent mais. En voilà ces enfants géorgiens réfoulés d’Ossétie du sud et réfugiés dans des tentes près de Gori. Regardons les.

Cette guerre est un scandale !

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka EradzeRéfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze
Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze
Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze
Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Réfugié, Gori (Géorgie), 050908, (c) Maka Eradze

Source photographique : Maka Eradze, 5 septembre 2008, avec authorization de publication pour “Paix en Géorgie”

mercredi 27 août 2008

Réaction : Maia Odisharia, 22 ans, étudiante, Tbilisi (Géorgie)

EXCLUSIF

Suite à la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du sud par la Russie, Maia Odisharia, 22 ans, étudiante, me confie :

" Hé bien, mr Urban, je suis pour le moment sous le choc et horrifiée par les informations : les ossétiens du territoire de l'Ossétie du sud chassent les géorgiens hors de cette région, ils mettent le feu aux maisons des géorgiens, volent et tuent des gens...

Aujourd'hui, à la télévision, j'ai vu qu'ils avaient tué une femme... Ces personnes qu'ils chassent de leurs maisons sont des civils pacifiques qui vivent en Ossétie du sud... Et comme la Russie vient de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie, les ossétiens ont décidé de mettre de chasser les géorgiens de leur territoire.

Je voudrais noter que la plupart des ossétiens ont accepté la citoyenneté russe durant les années 2000-2007... Je suppose que vous savez celà... Maintenant ces citoyens russes mettent à la porte les géorgiens de l'état indépendant d'Ossétie du sud.

N'est-ce pas ridicule ? "


Maia Odisharia,
Tbilisi, Géorgie
à Trieste, Italie, depuis octobre 2007
étudiante à MIB pour un MBA in International Business

traduction française de Jean Boris Urban,
témoignage publiée avec authorisation formelle de Maia Odisharia

vendredi 22 août 2008

Témoignage : Luiza Khaduri, 38 ans, Beloti (Géorgie)

" Nous sommes arrivé hier à Tbilisi. Nous avons fait les 30 km à pieds. Nous avions appeler Gamgoba mais il n'y avait pas de transport disponible. Nous n'avons pas pu contacter des membres de la famille. Et voilà pourquoi, nous somme partis à pieds. Il y a encore de nos gens (voisins) qui sont en route à pieds. On n'a aucune information à leurs sujets. On ne sait pas où ils sont maintenant et comment ils se portent.

Des ossétiens ont fait un raid sur le village. Ils ont tiré et ont menacé de brûler (nos maisons) et de nous tuer si nous ne quittions pas le village. Ils nous ont donné l'ordre de répéter cette menace à toute le monde. Puis ils nous ont rassemblés autour de l'église, et ont menacé de nous tué si nous ne quittions pas (Beloti, notre village). Quand nous étions rassemblés autour de l'église, nous pouvions voir nos maisons en feu. Ils nous dit "nous avons l'ordre de tout détruire" et ont bombardés tous les endroits où ils voyaient des gens en uniformes.

Nous sommes alors partis. Nous sommes arrivés près de Tirdznisi que vers minuit. Nous nous sommes alors réfugiés dans une maison vide jusqu'à l'aube. Il n'y a pas eu d'incident sur le chemin. Pour être franc, quand nous sommes passés par un poste de contrôle russe, et que nous avons demandé ce qui ce passait, les militaires nous ont dit que tout allait bien. Ils ont dit aussi qu'ils avaient reçu l'ordre de ne pas faire du mal aux civils. Aucun soldat ou autre officiel ne nous a insulté ou fait du mal.

Tous les magasins et maisons dans notre village sont en feu. Les places bombardées sont complètement détruites. Kokoiti a donné l'ordre de ne pas endommager notre village car s'était aussi le sien. Mais, malgré celà, ils nous ont attaqués et nous ont forcés à fuir.

Tout a commencé il y a une semaine. Le conflit a commencé quand les ossétiens ont bloqué les routes et nous ont empêché de transporter de la nourriture. J'essaye de garder mon calme. Nous avons vécu tant de choses. Nous avons peur. Mes beaux-parents sont restés au village. Nous n'avons aucune information à leurs sujets. Quand les ossétiens sont arrivés, ils ont pris tous nos téléphones. Ils cassés nos cartes de téléphones. Heureusement, j'ai pu cacher mon gsm et contacter la ville. Mais on a pas pu joindre mes beaux-parents. Nous n'avons aucune information. Comment ils vont? "


Luiza Khaduri
du village de Beloti, Petite Liakhva
au camp de réfugié, école 130, Digmis Masivi, 4e quartier, Tbilisi (Géorgie)


Interview de Maka Eridze, citoyenne correspondante / 15 août 2008
Diana Chachua (Tbilisi), traduit par en français par Jean Boris Urban

mardi 19 août 2008

Témoignage : Naira Zanebidze, 49 ans, Satskheneti, Gori (Village)

" Nous sommes arrivés à Tbilisi il y a trois jours (le 10 août 2008). Nos villages étaient bombardés par des avions. Nous ne pouvions pas sortir de nos maisons. Quand on a annoncé l'ouverture d'un corridor de paix, nous sommes partis chacun de notre côté. Nous sommes partis à pieds jusqu'à Erdevi. Aussi longtemps que le "corridor de paix" était ouvert, il n'y avait pas de tirs. Donc, moi, mon mari, et les jeunes, nous nous sommes échappés du village. Seules les personnes âgées n'ont pas quitté notre village Satskheneti. A peu près, quinze personnes y sont restés.

Notre maison n'a pas été détruite. Seules les fenêtres étaient cassée, comme une bombe était tombée très près de la maison. Et dans tout le village, pas seulement près de ma maison ! Nous avions un véhicule, et c'est à quinze que nous sommes partis dans ce véhicule. Je n'ai pas vu de soldats, mais on a entendu qu'ils étaient dans la forêt. Les avions nous survolaient et nous bombardaient. Deux heures après que nous avions abandonnés nos maisons, les forces militaires sont arrivées. S'il n'y avaient pas eu ces avions nous serions restés chez nous ! Nous avions l'habitudes des tirs, il y avait des ossétiens établis aux alentours. Nous restions chez nous aussi longtemps que nous pouvions survivre. Nous avions seulement deux heures de chance pour nous échapper et rester en vie.

Mon mari et moi, nous nous en faisions pas trop du bruit des avions au-dessus de nos maisons. Mais après, il eu un son comme quelque quelque chose qui s'approchait et venait directement sur nous. Nous avons d'abord cru à un son d'un tir. Mais quand il y a eu l'explosion, nous sommes rendus compte qu'il s'agissait d'une vraie bombe. Il n'y avait même pas un soldat pour nous protéger. Nous étions laissés à nous-mêmes. seuls à écouter les bombes exploser ! Cette nuit là, nous nous sommes réunis entre voisins et avons passés la nuit ensemble. (Le lendemain) nous avons pris nos voitures et nous sommes rendus à Tbilisi. Il nous a fallu près de quatre heures pour y arriver.

Nous sommes allés directement à la cité administrative. On s'est occupé de nous et nous a logés dans un hotel. Si nous n'avions pas pu nous rendre à la cité, nous serions toujours sans toit.

Nous avons tous les nerfs à vif. Nous entendons des nouvelles que nos maisons sont dévalisées, que nos maisons sont détruites ! Un garçon, échappé d'un village voisin, nous a dit que des "gardiens de la paix" (militaires russes assignés à cette tâche, ndt.) ont vidés le contenu de nos maisons et les ont mis dans de grands camions et puis a,vec des explosifs, ont fait sautés et brulés nos maisons ! Nous avons des témoignages directs que plusieurs de nos voisins ont été tués.

Nous sommes en état de choc et ne nous ne sommes pas capables nous contrôler nous-mêmes. "


Naira Zanebidze, de Satskheneti, réfugiée à Tbilisi


Interview de Maka Eridze, citoyenne correspondante / 15 août 2008
Diana Chachua (Tbilisi), traduit en français par Jean Boris Urban