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jeudi 12 mars 2009

Davit Bakradze condamne les déclarations des "russes nationalistes"

Le Président du Parlement de la Géorgie a condamné la répression contre les nationaux géorgiens en Russie.

Tbilisi, 12 mars 2009 (Rustavi 2):Davit Bakradze (c)Rustavi 2

Davit Bakradze (bio), Président du Parlement de Géorgie, a répondu aux déclarations du mouvement "Russes Nationalistes". Ce mouvement politique radical déclare que les Géorgiens devraient être renvoyés de chaques bureaux en Russie.

Il a ajouté que la répression des Géorgiens n'était pas une nouveauté, mais que le problème réel était le support de la direction russe à ces mouvements radicaux.

" L'oppression basée sur des critères ethniques, et ce au 21e siècle, est une grave violation des droits de l'homme "
- Davit Bakradze, Tbilisi, 12 mars 2009.


Source: Rustavi 2, 12 mars 2009, 14:04. Traduction de Jean Boris Urban. Voir aussi le site du Parlement de Géorgie.

lundi 26 janvier 2009

Human Rights Watch / Up in Flames : violations des droits de l'homme pendant la guerre Géorgie-Russie

Human Rights Watch (HRW) a publié récemment, le 23 janvier 2009, un rapport accablant -- Up in Flames -- sur les violations des droits de l'homme et les victimes civiles pendant la guerre Géorgie-Russie.

Human Rights watchLa Russie et la Géorgie sont coupables de crimes de guerre, tel est la conclusion que Human Rights Watch (HRW) tire dans son rapport de 200 pages sur la guerre Géorgie-Russie.

Peu après le retrait des troupes géorgiennes le 19 août 2008, les milices d'Ossétie du sud ont anéanti plusieurs villages où résidaient des Géorgiens. Ceux-ci furent poursuivis, menacés, dévalisés et chassés de leurs villages.

" Pendant leurs recherches dans la région, les enquêteurs de Human Rights Watch ont vu de leurs propres yeux les milices ossétiennes pillant et détruisant par le feu les villages ethniques géorgiens " a dit Rachel Denber, directeur adjoint pour la divion Europe et Asie Centrale de Human Rights Watch

Selon HRW, les Russes auraient dû tenir les milices ossétiennes sous contrôle car la Russie était à ce moment toujours l"occupant de la région. La Russie devait prendre la responsabilité de la sécurité des habitants de la région. Les troupes russes ont rendu cette agression disproportionnée, aussi bien à cause de leur attitude passive, qu'à cause de leur participation active à cette violence.

Les troupes géorgiennes ont tiré des salves de roquettes à sous-munitions pour tenter de stopper le déploiement de blindés et véhicules russes venant du tunnel de Roki. Ces munitions ont un risque accru d’atteindre des objectifs non-militaires, et donc, de faire des dommages collatéraux, car elles sont conçues pour disperser des projectiles sur une large zone. Ainsi, selon HRW, il n'y pas eu de distinction claire entre objectifs civils et militaires, et ce sont les populations civiles qui en ont fait les frais.

Les roquettes à sous-munitions ont aussi été employées par les troupes russes.


Source : Up In Flames - Humanitarian Law Violations and Civilian Victims in the Conflict over South Ossetia, Human Rights Watch. 2009. Voir le rapport complet, en langue anglaise, sur le site de Human Rights Watch (accédé dernièrement, le 26 janvier 2009, 20:42).

Le site en langue française de Human Rights Watch n'a pas encore (au 26 janvier 2009, 21:00) publié la version française de ce rapport.

Human Rights Watch (HRW) est une organisation non gouvernementale indépendante. Ses fonds proviennent de contributions financières d'individus et de fondations du monde entier. N'hésitez pas faire un don, si vous le désirez.


Voir aussi : Human Rights Watch / Géorgie : Destruction et attaques ethniques en Ossétie du sud, 29 août 2008, sur notre site.


A lire aussi, la Déclaration du Ministère des Affaires Étrangères de Géorgie concernant le rapport de Human Rights Watch en date du 23 janvier 2009, Tblisi, 24 janvier 2009.

Il y est dit que la Géorgie est en désaccord avec certaines remarques faite par Human Rights Watch. Le Ministère de la Justice de Géorgie a débuté une enquête sur les crimes de guerre commis par toutes les parties quelle que soit l'affiliation des responsables. La Géorgie a la ferme volonté de coopérer avec toutes les commissions d'enquêtes internationales, y inclus la récente Commission Internationale Indépendante d'Enquête dirigée par madame H.Tagliavini.
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samedi 10 janvier 2009

Levan Kherkheulidze : Pour une miche de pain

Un témoignage photographique de Levan

Tbilisi, 25 décembre 2008

Levan Kherkheulidze, l'autre gagnant du concours de photographie "Zoom sur les droits de l'homme" organisé par le Centre des Droits de l'Homme (HRIDC), à Tbslisi, témoigne. Voici une de ses photos :

Pour une miche de pain, photo (c)Levan Kherkheulidze/HRIDC

Des milliers de PDIs (personnes déplacées à l'intérieur du pays) recherchent refuge à Tbilisi. Ancien building du la caserne du Caucase.


Voir sur le portal de Human Rights Centre, 25 décembre 2008 (accédé dernièrement, le 10 janvier 2009, 00:03). Traduction non officielle de Jean Boris Urban.

vendredi 9 janvier 2009

Temo Bardzimashvili : L'homme au vélo

Un beau témoignage photographique de Temo

Tbilisi, 26 décembre 2008

Temo Bardzimashvili, gagnant du concours de photographie "Zoom sur les droits de l'homme" organisé par le Centre des Droits de l'Homme (HRIDC), à Tbslisi, témoigne par l'image:

L'homme au vélo (c) Temo Bardzimashvili/HRIDC
Un résident du village géorgien Karaleti a pris son vélo et est allé jusqu'au poste de contrôle tout proche pour voir le départ des troupes russes du territoire de la Géorgie.

Un beau témoignage photographiqque.


Voir sur le portal de Human Rights Centre, 26 décembre 2008 (accédé dernièrement, le 9 janvier 2009, 10:36). Traduction non officielle de Jean Boris Urban.

jeudi 2 octobre 2008

Grêve de la faim de Natia Chechelasvili, réfugiée du village Karaleti

Une mère et ses trois enfants sont renvoyés parce que leurs vêtements sont sales. Human Rights Centre enquête sur l'emploi des fonds aux réfugiés de la division sociale de Gurjaani (Géorgie).

Human Rights Centre, 1er octobre 2008 (Gela Mtivlishvili):

Une réfugiée, Gori, 5 septembre 2008
Natia Chechelashvili, un réfugiée (plus précisément une personne déplacée l'intérieur, PDI) du village de Karaleti a commencé une grêve de la faim dans le bureau de la Municipalité de Gurjaani. Elle est accompagnée de ces trois enfants. Nata Chechelashvili s'est adressée pour de l'aide à Davit Macharashvili, responsable de la division sociale du bureau du gouverneur. En réponse elle n'a reçu que des insultes.

Natia Chechelashvili a déclaré à Human Rights Centre, qu'elle n'avait reçu aucune aide depuis plus de 15 jours, maintenant. Elle nourrit ces enfants de quelques pains qu'elle reçoit d'un garde d'une boulangerie.

Aleksandre Imerlishvili, 1er Adjoint du Gouverneur de Gurjaani (Géorgie) nous informe que madame Chechelashvili avait déjà bénéfié d'un support un peu plus tôt. Il a ajouté que, pour le moment, le gouvernement local n'a plus assez de fonds pour continuer l'aide aux réfugiés. Imerlishvili a renvoyé de son bureau la mère et ses trois enfants parce que leurs vêtements étaient sâles.

Il est à noté que le Human Rights Centre surveille l'implementation de l'aide aux réfugiés (personnes déplacés à l'intérieur, PDI).

Human Rights Centre a pu savoir que de que des dizaines de millers de GEL (monnaie de la Géorgie) ont été doné par des hommes d'affaires locaux et des employés du gouvernement pour l'aide aux réfugiés. Le Centre a découvert que cet argent a été dépensé sans raison (valable). Ces fonds avaien été collectés par la division sociale du Bureau du Gouverneur du district de Gurjaani.

Les informations sur l'emploi de la majorité de ces fonds sont, à ce jour, inaccessible au public et aux journalistes.


Voir sur le portal de Human Rights Centre, 1er octobre 2008 (accédé dernièrement, le 2 octobre 2008, 07:37). Traduction non officielle de Jean Boris Urban. Voir aussi Et l'hiver qui approche..., 19 septembre 2008, sur notre site.

mercredi 3 septembre 2008

Les sous-munitions... M85 ?

Pourquoi les militaires les aiment-ils ?

Pour la capacité de dispersion d’un grand nombre de munitions explosives sur une large zone dans un temps limité. On compense ainsi la difficulté à cibler les objectifs, surtout en mouvement. Elles sont employées de préférence pour la neutralisation de blindés.

Pratiquement pour l’emploi, il faut un lanceur (avion, canon, mortier, lance-roquette..), un conteneur (missile,obus, roquette = munition mère), un contenu (des tas de projectiles explosifs = des sous-munitions).

Ainsi, par exemple, la roquette FZ-100 de Forges de Zeebruge (FZ) contenant 9 sous-munitions à double objectif, adaptée au lance roquettes FZ LAU-97 de 70mm (d’IPTN) d’Indonésie. Le tête de la FZ-100 est tirée à la verticale et les sous-munitions M85 tombent sur l’objectif freinées et stabilisées par un parachute. Celles-ci explosent à l’impact.

Durant cette guerre en Géorgie, les troupes géorgiennes ont tiré des salves de roquettes à sous-munitions M85 d'Israël Military Industries (IMI), pour tenter de stopper le déploiement de blindés et véhicules russes venant du tunnel de Roki (voir calendrier). Pratique, surtout quand on n’a pas le temps pour faire des tirs à vue directs sur ces véhicules.

Mais, ne nous méprenons pas, le “M85 dual-purpose bomblet” est bien une munition anti-blindé et aussi anti-personnel !


Pourquoi les organisations humanitaires les détestent-elles ?


Ces munitions ont un risque accru d’atteindre des objectifs non-militaires, de faire des dommages collatéraux, car elles sont conçues pour disperser des projectiles sur une large zone. On comprend, dès lors, pourquoi le Ministère des Affaires Etrangères de Géorgie, dans sa réponse à Human Rights Watch, insiste “ces roquettes (à sous-munitions M85) n’ont jamais été utilisées contre… des zones peuplées de civils ou près de ces zones”.

Des munitions non explosées restent sur le théâtre des hostilités longtemps après la fin des combats.

Bien que la sous-munition M85 soit dotée de caractéristiques destinées à garantir son bon fonctionnement (détonateur à impact très sensible, qui fonctionnerait et même à basse vélocité et à angle aigu) ou, à défaut, sa neutralisation (mécanisme d’auto-destruction), il existe un taux d’échec. Il est noté ainsi qu’à la bataille de Basra (Irak), avec l’artillerie situé à 30 km du théâtre d’opérations, les forces militaires du Royaume Uni auraient lancé 2,000 L20 à sous-munitions, soit 98,000 M85. Le taux d’échec des ces armes lancés par l’artillerie est de 2%, c’est-à-dire près de 2,000 des M85 non explosés après l’attaque.

Reste encore le mécanisme d’auto-destruction. Espérons qu’il a fonctionné

vendredi 29 août 2008

Human Rights Watch / Géorgie : Destruction et attaques ethniques en Ossétie du sud

Human Rights WatchNew York, 29 août 2008 / Human Right Watch

" Pendant leurs recherches dans la région, les enquêteurs de Human Rights Watch ont vu de leurs propres yeux les milices ossétiennes pillant et détruisant par le feu les villages ethniques géorgiens " a dit Rachel Denber, le directeur adjoint pour la divion Europe et Asie Centrale de Human Rights Watch. " Ces photos satellites indique à quel point étendue a été l'incendiage de ces villages pendant les deux dernières semaines. "
(traduction non officielle)

Tout ceci s'ajoutte aux preuves irréfutables de crimes de guerre et graves abus des droits de l'homme. Ceci devrait persuader le gouvernement russe de poursuivre en justice ceux qui sont responsables de ces crimes. - Rachel Denber, le directeur adjoint pour la divion Europe et Asie Centrale de Human Rights Watch


Les dommages dans les villages ethniques géorgiens (en Ossétie du sud) sont massifs et concentrés.

A Tamarasheni : 177 buildings detruits ou sévèrement endommagés, ce qui représentent à peu près tous les buildings de la ville.

à Kvemo Achabeti, il en a 87 buildings détruits et 29 gravement endommagés damaged (115 au total);

à Zemo Achabeti, 56 buildings détruits et 21 gravement endommagés (77 au total);

à Kurta, 123 buildings détruits et 21 gravement endommagés (144 au total);

à Kekhvi, 109 buildings détruits et 44 gravement endommagés (153 au total);

à Kemerti, 58 buildings détruits et 20 gravement endommagés (78 total);

et à Dzartsemi, 29 buildings détruits et 10 gravement endommagés (39 total).


Voir le communiqué complet sur le site de Human Rights Watch en anglais. Accablant !

Le site en langue française de Human Rights Watch n'a pas encore (au 29 août 2008, 23:00) publié la version française de ce communiqué.


Human Rights Watch est une organisation non gouvernementale indépendante. Ses fonds proviennent de contributions financières d'individus et de fondations du monde entier. N'hésitez pas faire un don, si vous le désirez.